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| G |
G als:G ja:G simple:G
Catégorie:Alphabet latin
Linguistique
- Le G est la 7 lettre et la 5 consonne de l'alphabet français
- Cette lettre de l'alphabet latin est une des rares, avec Y et Z, à ne pas être d'origine étrusque ; c'est une innovation romaine due à Spurius Carvilius Ruga, qui, au III siècle avant notre ère, a modifié le tracé de la lettre C venant du gamma (Γ γ) grec. Les Étrusques, en effet, n'ayant pas besoin d'un son [g], avaient donné au descendant du gamma le son [k] : jusqu'à l'invention du G, les Romains se servaient donc de C pour noter les sons [g] et [k] ; cet usage se trouve encore dans l'abréviation des prénoms romains Gaius, noté C., et Cnæus, écrit Cn. Pour plus de détails, consultez l'article Rhotacisme, section « Influence sur l'alphabet latin ».
- En français, le g se prononce [ʒ] quand il précède un e, un i ou un y. Dans tous les autres cas, il se prononce [g].
Arts et culture
Musique
- En musique, la note G correspond à la note sol.
Cinéma
- G est le titre d'un film anglais, fait en 1974.
- G est le titre d'un film suédois de Staffan Hildebrand, sorti en 1983.
- G est le titre d'un film américain de Christopher Scott Cherot, sorti en 2002.
Littérature
- G. est le titre d'un roman de John Berger initialement paru en Angleterre en 1972 (Weindenfeld & Nicholson, Londres 1972 ; trad. fr. de Élisabeth Motsch, Éditions de l’Olivier, Paris 2002). Il a été récompensé par le Booker Prize 1972, un important prix littéraire de Grande-Bretagne.
Sciences
Unités
- G (majuscule) est le préfixe du SI signifiant giga (109).
- g (minuscule) est l'unité du gramme.
Mathématiques
- G est le nom par défaut du centre de gravité d'un triangle, ou du barycentre.
Physique - chimie
- g (minuscule) est le symbole de la gravité (accélération de la pesanteur).
- G (majuscule) est la constante gravitationnelle (G = 6·67259 × 10-11 m3 s-2 kg-1).
- En thermodynamique, G désigne l'enthalpie libre.
- La variable G est attribuée à la conductance.
- Le bloc g est un bloc du tableau périodique.
- g est un type d'orbitale atomique.
Astronomie
- Dans la désignation des astéroïdes, le G montre que la planète a été découverte entre le 1 et le 15 avril.
- G est une classe de la classification de Harvard.
Biologie
- Dans la transcription d'une chaîne d'ADN ou d'ARN, le G désigne la guanine.
- Dans la transcription d'une chaîne polypeptidique, le G désigne la glycine.
Informatique
- Code ASCII
- Majuscule : 71
- Minuscule : 103
- G (majuscule) est le préfixe binaire signifiant giga (230).
Divers
Vie pratique
- Épellation alphabet radio
- international : Golf
- allemand : Gustav
- La lettre G est le sigle distinctif des automobiles venant du Gabon.
- En Irlande, le G figure sur les plaques d'immatriculation des voitures provenant du comté de Galway.
Expressions courantes
- Le point G (ou zone de Grafenberg) est une zone érogène féminine.
- Le facteur G est l'aptitude générale accordée à un sujet.
Voir aussi
- Alphabet latin
- Alphabet morse dans lequel la lettre G vaut « -- - »
Catégorie:Alphabet latin
Latin
Alphabet als:Alphabet ko:자모 문자 ms:Aksara ja:アルファベット simple:Alphabet th:อักษร
Catégorie:Linguistique Catégorie:Écriture Catégorie:Symbolique
Catégorie:Symbolique Un alphabet (de alpha et bêta, les deux premières lettres de l'alphabet grec) est un ensemble de symboles utilisé pour représenter plus ou moins précisément les phonèmes d'une langue.
Chacun de ces symboles, ou graphème, est appelé une lettre ; chaque lettre, en théorie, devrait noter un phonème. Certaines lettres peuvent recevoir un ou plusieurs diacritiques afin d'étendre le stock de graphèmes si celui-ci est insuffisant pour noter les sons de la langue ou permettre d'éviter les ambiguïtés. De la même manière, un alphabet peut être étendu par l'utilisation de digrammes ou encore de lettres supplémentaires.
Les évolutions phonétiques d'une langue se produisant à un rythme différent de l'évolution écrite, l'écriture alphabétique ne garantit en aucune manière une correspondance un à un entre les phonèmes et les graphèmes : en français, /s/ peut se noter ç, s, ss ou t. A contrario, s peut se prononcer /s/, /z/ ou être muet. Certaines langues, comme le hongrois, ont toutefois une écriture quasi-phonétique. Dans la majorité des cas (hormis pour le hongrois), ce sont des langues écrites depuis peu dont la transcription au moyen de signes alphabétiques a fait l'objet d'une recherche planifiée.
Histoire
Les deux premières lettres de l'alphabet grec, alpha α et bêta β, ont pour origine les deux premières lettres phéniciennes : le coup de glotte et /b/, dont le nom signififiait vraisembablement « taureau » et « maison » dans cette langue.
Le premier alphabet de l'histoire est celui d'Ougarit, d'ailleurs déjà classé dans l'ordre alphabétique levantin. Il est suivi par celui des Phéniciens, dont les descendants sont nombreux : aussi bien l'écriture arabe que l'alphabet latin.
Françoise Briquel-Chatonnet (chargée de recherche au laboratoire des études sémitiques anciennes, CNRS-Collège de France) a proposé en 2005 l'histoire des alphabets suivante :
──o Écritures protosémitiques
├─o Protosinaïque ()
├─o Ougaritique ()
? ?
| └─o Phénicien ( - )
| ├─o Paléo-hébreu (, remplacé au par l'Hébreu carré)
| ├─o Punique
| ├─o Araméen ()
| | ├─o Hébreu carré ()
| | ├─o Écritures d'Asie centrale (Sogdien, Ouïgour, Mongol, Mandchou, etc.)
| | ├─o Karoshti ()
| | ├─o Brahmi (milieu du )
| | ├─o Nabatéen ()
| | └─o Syriaque ( ap. J.-C.)
| | :
| | └─o Arabe ( ap. J.-C.)
| └─o Grec ()
| ├─o Étrusque ()
| | └─o Latin ( - )
| ├─o Copte ( ap. J.-C.)
| ├─o Géorgien (début du ap. J.-C.)
| ├─o Arménien (début du ap. J.-C.)
| └─o Cyrillique ( ap. J.-C.)
└─o Écritures arabiques (début du )
├─o Nord-arabiques (Safaïtique, Thamoudéen, etc.)
└─o Sud-arabiques
├─o Himyarite
└─o Éthiopien ( ap. J.-C.)
Évolution de certaines lettres dans l'histoire et les civilisations :
Image:Abce proto A.png|Évolution du A.
Image:Abce proto B.png|Évolution du B.
Image:Abce proto E.png|Évolution du E.
Alphabets
Alphabet français
Pour écrire le français, on utilise l'alphabet latin moderne avec les vingt-six lettres suivantes : a A, b B, c C, d D, e E, f F, g G, h H, i I, j J, k K, l L, m M, n N, o O, p P, q Q, r R, s S, t T, u U, v V, w W, x X, y Y, z Z.
Cet alphabet fondamental est enrichi par :
- des signes diacritiques :
- l’accent aigu ´ (diacritique le plus courant, mais uniquement sur le e dont il modifie très sensiblement la phonétique en le rendant non caduque),
- l’accent grave ` (très courant sur le e qu'il allonge, et sur le a et le u dans quelques mots courants dont il précise le sens sans en modifier sensiblement la phonétique),
- l’accent circonflexe ˆ (assez courant sur le a, le e et le o dont il peut modifier la phonétique en les fermant ou les allongeant suivant les régions, et résiduel en voie d'obsolescence sur le i et le u où il symbolise une ancienne lettre amuïe, et maintenant complètement disparue au plan phonétique),
- le tréma ¨ (sur le e pour éviter la formation d'un digramme vocalique ou d'une diphtongue comme dans Noël, ou sur un e muet pour forcer la prononciation d'une voyelle précédente qui autrement resterait muette dans un digramme consonnantal comme dans aiguë, sur le i de quelques mots comme haï pour les mêmes raisons mais parfois remplacé dans d'autres mots par un h muet avant le i, sur le u de mots assez rares comme capharnaüm et de noms propres, là aussi pour éviter la formation d'un digramme vocalique, et parfois sur le y de certains noms propres comme l'Haÿ-les-Roses).
- la cédille ¸ (assez courante, mais uniquement en français sous le c pour en garder la prononciation avant les voyelles a, u ou o, par exemple le mot ça et les mots et conjugaisons dérivés des verbes en -cer).
- Consulter à ce sujet Diacritiques utilisés en français ;
- Curieusement, les claviers français, utilisés sous Windows, ne permettent pas d'accentuer un E majuscule (pas d'accent aigu en touche morte) ou d'indiquer la cédille sous un C majuscule, ce qui oblige à un certain nombre de contorsions pour rédiger un texte décent (ou à utiliser par exemple un autre clavier comme le clavier suisse romand ou canadien, ce qui est encore plus pénible à l'usage car les ponctuations sont toutes déplacées de même que certaines lettres de l'alphabet principal). Les systèmes d'exploitation Mac et Unix (ou Linux) ne connaissent pas ce problème, il suffit de se mettre en mode de verrouillage majuscule et d'appuyer sur la touche de la lettre accentuée (mais on doit alors maintenir quand même la touche majuscule enfoncée pour taper les chiffres de la première rangée si on n'a pas de pavé numérique séparé, ce qui est contraire à l'usage dactylographique français, et nécessite une adaptation et peut même ne pas s'avérer pratique pour certains utilisateurs de portables, habitués à taper les nombres sans devoir maintenir une seconde touche enfoncée) ;
- des ligatures :
- des ligatures orthographiques : æ et œ (considérées comme des digrammes, car provenant de l'amuïsssement ou la contraction de deux syllabes en une seule) ;
- des ligatures esthétiques : ct, et, ff, ffi, ffl, fi, fl, ft, st et tt (d'usage courant en typographie, elles ne sont toutefois pas considérées comme des lettres distinctes au plan orthographique, sémantique ou éthymologique) ;
- des graphies consonnantales :
- des digrammes consonnantaux insécables : ch, gu, ge (avant a, o, u), ph, qu (avant e), sh (dans certains mots importés de l'anglais), sch (dans certains mots d'origine germanique) ;
- des digrammes consonnantaux sécables, affectant la prononciation : ss ;
- des digrammes consonnantaux sécables, souvent introduits par mutation orthographique d'un préfixe, et n'affectant normalement pas la prononciation de ce préfixe : ff, gg, ll, mm, nn, pp, rr, tt ;
- des consonnes le plus souvent muettes en fin de mot, souvent requise pour leur fonction grammaticale ou pour des raisons éthimologiques : d (en fin de mot), lt (après au, eau), p (muet après a, o), s, t (sauf après e), x (muet après au, eau, eu) ; ces consonnes sont souvent mutables pour former les accords (x devient s, f devient v) ;
- des graphies semi-vocaliques :
- une semi-voyelle formant des diphtongues : y (utilisée au lieu de ill après a pour former des diphtongues distinctes) ;
- un trigramme semi-voyelle sécable, formant des diphtongues après un son voyelle, ou parfois isolément après une consonne : ill (forme préférée à y)
- des graphies vocaliques :
- une voyelle le plus souvent muette en fin de mot, souvent requise pour sa fonction grammaticale ou lexicographique : e (normalement toujours muette après é, i, u, sauf en cas de formule emphatique accentuant exagérément le féminin ; son ajout après une consonne finale provoque la mutation cette consonne, muette ou non, en une autre consonne non muette, ou parfois en digramme consonnantal sécable).
- de nombreux digrammes ou trigrammes vocaliques (subissant parfois des mutations orthographiques et souvent phonétiques) issus d'anciennes diphtongues, ou d'une réforme de l'écriture de la nasalisation (après la disparition du tilde diacritique) :
- ai, aî, ain, aie, an (mutable en am avant les consonnes b, p, m), au, ay,
- ee (dans des mots importés de l'anglais), ef (dans le mot clef), ei, ein, en (mutable en em avant les consonnes b, p, m), er (en fin de verbe), et (en fin de mot), eu, ez (en fin de mot ou de verbe conjugué),
- in (mutable en im avant les consonnes b, p, m),
- on (mutable en om avant les consonnes b, p, m), oo (dans des mots importés de l'anglais), ou, œu
- un (mutable en um avant les consonnes b, p, m) ;
- des digrammes ou trigrammes de fausses diphtongues : oi, oî, oy (sauf avant une voyelle), oin (sauf avant une voyelle).
En français, à la différence d'autres langues, les signes diacritiques ou les combinaisons de lettres (digrammes et ligatures) ne sont pas pris en compte dans l'ordre alphabétique primaire, ou dans les jeux de lettres (mots croisés, scrabble, etc.) ; ces différences d'accents ou de ligatures sont prises en compte seulement au niveau ternaire, c'est à dire après le niveau secondaire (différences de casse), considéré plus important, et qui suit le classement alphabétique principal des mots selon les 26 classes de lettres.
Alphabets récents et de transcription
Les langues dont la notation écrite est récente (nombre de langues africaines), celles dont l'écriture n'est pas latine voire alphabétique (mandarin, japonais) ou celles dont l'écriture est ambigüe et nécessite une explicitation phonétique dans le cadre de textes didactiques sont le plus souvent écrites ou transcrites au moyen de signes alphabétiques (latins pour l'essentiel). Ainsi, certaines langues africaines sont écrites au moyen de l'alphabet pan-nigérian, des langues purement orales le sont de plus en plus grâce à l'alphabet phonétique international (qui permet de noter plus ou moins bien toutes les langues), une langue à écriture non alphabétique comme le mandarin peut être transcrite en pinyin et l'on utilise en phonétique historique des langues romanes la transcription de Bourciez, toutes écritures alphabétiques.
On se reportera à la liste des méthodes de transcription pour plus de détails.
Autres alphabets
- Alphabet arabe (abjad) ;
- alphabet araméen (abjad) ;
- alphabet arménien ;
- alphabet avestique ;
- bopomofo ;
- alphabet braille ;
- alphabet copte ;
- alphabet cyrillique (certaines langues slaves) ;
- alphabet de l'espéranto ;
- alphabet étrusque ;
- alphabet gotique ;
- alphabet grec ;
- alphabet géorgien (mxedruli et asomtavruli) ;
- alphabet glagolitique ;
- hangul ;
- alphabet hébreu (abjad) ;
- alphabet latin ;
- alphabet linéaire (ou proto-cananéen ou encore proto-sinaïtique, bien que tous ces termes ne soient pas exactement équivalents) ;
- alphabet mandéen (abjad) ;
- alphabet Morse ;
- alphabet nubien ;
- alphabet ougaritique (abjad ou alphabet, selon l'interprétation qu'on en fait) ;
- pehlevi (abjad) ;
- alphabet phénicien (abjad) ;
- alphabet nabatéen (abjad) ;
- alphabet radio ;
- alphabet runique ;
- alphabet syriaque (abjad) ;
- alphabet thaï ;
- tifinagh (abjad).
Note :
- on a classé dans cette liste des écritures qui ne sont pas réellement des alphabets mais des abjads, c'est-à-dire des écritures ne notant que les consonnes ou principalement les consonnes, souvent nommés de manière courante alphabets. On se reportera à l'article en question pour plus de détails. Dans ces écritures, de plus, les lettres ont plus ou moins tendance à changer de forme selon le contexte ;
- les alpha-syllabaires ─ écritures notant les consonnes accompagnées d'une voyelle fondamentale par un seul signe mais indiquant les autres voyelles par un signe annexe ─ sont recensés dans leur propre article, bien qu'on les nomme souvent mais improprement aussi alphabets. Dans ces écritures, les lettres changent souvent de forme selon leur place dans la syllabe ;
- le fonctionnement du hangul en fait une écriture très originale mais bien alphabétique : les phonèmes sont visuellement regroupés par syllabe mais les blocs syllabiques créés ne constituent pas des graphèmes indépendants.
Alphabets informatiques
- Unicode
- ASCII
- EBCDIC
- Page de code
Alphabet imaginaires
Certains auteurs de littérature fantastique et de science-fiction ont développé un alphabet imaginaire pour donner un relief supplémentaire aux peuples et aux cultures qu'ils ont créés :
- tengwar, l'écriture des elfes de la Terre du milieu de John Ronald Reuel Tolkien (le monde du Seigneur des anneaux) ;
- alphabet klingon.
Articles connexes
- Écriture ;
- syllabaire ;
- abjad ;
- alphasyllabaire ;
- logogramme ;
- sinogramme ;
- signes diacritiques, ligature, lettre conjointe, lettre supplémentaire, digramme, variante contextuelle ;
- translittération ;
- classement alphabétique ;
- caractères spéciaux.
- ISO 15924
Références
- Françoise Briquel-Chatonnet, La révolution de l'alphabet, Les collections de l'Histoire, 29, 2005.
Y
Linguistique
- Y (prononcer « i grec ») est la 25 lettre de l'alphabet.
- Le graphème est la même que la lettre upsilon (Υ en majuscule, υ en minuscule) de l'alphabet grec.
- C'est à la fois une voyelle ([i], comme dans cycle) et une semi-consonne ([j], comme dans « yeux »).
Arts et culture
Cinéma
- Y est le titre d'un film suédois, sorti en 1987.
Sciences
Unités
- y (minuscule) est le préfixe du SI signifiant yocto (10-24).
- Y (majuscule) est le préfixe du SI signifiant yotta (1024).
Mathématiques
- y sert à désigner l'ordonnée d'un point, ou la deuxième coordonnée d'un vecteur.
Physique - chimie
- Y est le symbole chimique de l'yttrium, l'élément chimique, selon la liste des éléments chimiques.
- Y est la variable attribuée à l'admittance.
Astronomie
- Dans la désignation des astéroïdes, le Y montre que la planète a été découverte entre le 16 et le 31 décembre d'une année.
Biologie
- Y est le nom d'un des deux chromosomes sexuels du caryotype humain.
- Dans la transcription d'une chaîne polypeptidique, le Y désigne la tyrosine.
Informatique
- Code ASCII
- Majuscule : 89
- Minuscule : 121
- Yi est le préfixe binaire signifiant yobi (10248 = 280).
Divers
Vie pratique
- Épellation alphabet radio
- international : Yankee
- allemand : Ypsilon
Divers
- Y est une commune de Matanuska-Susitna Borough, Alaska.
- Y (prononcer « i ») est aussi une commune française du département de la Somme, région Picardie (code postal : 80190). C'est la commune portant le nom le plus court de France. Ce village compte près de cent habitants appelés les Ypsiloniennes et les Ypsiloniens.
Voir aussi
- Alphabet latin
- Alphabet morse dans lequel la lettre Y vaut « - - -- »
Catégorie:Alphabet latin
Catégorie:Symbole chimique
als:Y
ja:Y
simple:Y
ÉtrusqueLa langue étrusque fut parlée sur le territoire de l'ancienne Étrurie, en Italie centrale, correspondant grosso modo à l'actuelle Toscane (qui lui doit son nom), à partir du , jusqu'à son extinction en tant que langue vivante aux alentours du de l'ère chrétienne.
Il existe un corpus, soit un ensemble d'inscriptions en langue étrusque conservées jusqu'à ce jour, dûment répertoriées et provenant pour la plupart d'entre elles de Campanie, du Latium, de Falerii et Faliscus, Véiès, Cerviteri (Caere), Tarquinia et alentours, mais aussi d'endroits plus éloignés, hors de l'Étrurie, et avec lesquels celle-ci entretenait d'étroits rapports diplomatiques ou commerciaux : ce qui deviendra à l'époque romaine la Gallia Narbonensis (la Narbonnaise), mais aussi la Corse, la Sardaigne et l'Afrique du Nord où Carthage était souveraine.
Le seul langage attesté avec lequel on ait trouvé une parenté avec l'étrusque est celui qui fut parlé dans l'île de Lemnos, avant l'invasion athénienne (), où des stèles ont été trouvées, comportant des inscriptions rédigées avec des caractères proches de ceux utilisés par les Étrusques.
Les textes
Outre les abécédaires et les inscriptions épigraphiques (voir alphabet étrusque) que l'on trouve sur quantité d'objets comme les poteries ou les miroirs de bronze, sur les parois des tombes ou des sarcophages, inscriptions généralement brèves et limitées aux nom et filiation des personnes auxquelles appartenaient ces objets ou ces sépultures, les textes les plus longs et les plus importants sont les suivants :
La tuile de Capoue
Un texte de dix paragraphes divisés chacun par une ligne horizontale et comportant soixante-deux lignes où trois cents mots lisibles se sont conservés. Il s'agit d'un texte de nature religieuse relatant un rituel contenant des prescriptions relatives à des rites funèbres. Découverte en 1899.
La « stèle » de Pérouse
Quarante-six lignes et une centaine de mots, relatifs à un contrat passé entre deux familles à propos des limites des domaines respectifs (il s'agit davantage d'une borne que d'une stèle). Découvert en 1822.
Quatre inscriptions sur tablettes de plomb
Celles-ci ont été trouvées :
- la première aux alentours de Rome à Sta. Marinella, onze lignes et environ mots lisibles, réponse oraculaire ou formule de nature rituelle ;
- la seconde à Magliano, dans la Maremme, incisée en spirale et faisant allusion aux offrandes en l'honneur de plusieurs divinités ;
- la troisième à Volterra comportant treize lignes et environ soixante mots, de nature vraisemblablement magico-rituelle ;
- la quatrième à Campiglia Marittima dans le nord de la Maremme, comportant dix lignes et une cinquantaine de mots, correspondant à une malédiction lancée par une affranchie à l'encontre de plusieurs personnes.
400px
Les tablettes de Pyrgi
Incisions sur plaquettes d'or retrouvées dans le sanctuaire dédié à Astarté, deux inscriptions intéressantes en ce qu'elles ont été retrouvées avec une troisième rédigée en langue punique (phénicien), inscription bilingue donc. La première contient la dédicace, de la part d'un certain Thefarie Velianas, « magistrat » ou « seigneur » de Caere (Cerviteri) à la déesse assimilée ici à Uni (Hera-Junon), ainsi qu'une formule augurale. La seconde fait allusion aux cérémonies qui doivent être accomplies en son honneur. Découvertes en 1964.
La momie de Zagreb
Le texte le plus important qui ait été retrouvé, de par la longueur et par conséquent le contenu, vu la rareté et la brièveté des textes qui sont parvenus jusqu'à nous et qu'il est convenu d'appeler le Liber linteus. Il s'agit d'un « livre », manuscrit sur toile de lin, servant de bandelettes enveloppant une momie trouvée en Égypte et conservée au Musée National de Zagreb, d'où son nom. Datant du I siècle ap. J.-C. environ et au plus tard, il s'agit d'un texte calligraphié en rouge et noir en une douzaine de colonnes verticales et, sur les 230 lignes contenant environ 1 200 mots lisibles, plus une centaine qu'il est possible de déduire du contexte, cinq cents mots originaux émergent compte tenu des répétitions typiques des formules et invocations rituelles. On pourrait définir ce livre une sorte de calendrier religieux évoquant certaines divinités et les cérémonies à accomplir aux lieux et dates indiqués. Découvert en 1868 (acheté en Égypte en 1848-49).
Le livre d'or
Appelons ainsi les six plaquettes reliées par des anneaux, récemment retrouvées en Bulgarie et conservées au Musée National de Sofia, depuis qu'elles ont resurgi de manière assez rocambolesque. Elles avaient, paraît-il, été découvertes vers 1940 dans une tombe lors de l'excavation d'un canal dans le sud-ouest de ce pays, puis conservées secrètement, et anonymement léguées, en ces premières années deux mille, par son possesseur âgé de 87 ans et vivant en Macédoine.
Il s'agit de plaquettes comportant les bas-reliefs d'un cavalier, d'une sirène, une harpe, et un texte (ces feuilles d'or se présentent de la même manière que celles de Pyrgi et ont la même apparence). Il existe ainsi une trentaine de feuilles d'or, selon la responsable du département d'archéologie du musée de Sofia. Le texte étant en cours d'étude à Londres, les experts n'ont pas encore publié le compte rendu de leurs recherches.
Classification linguistique
Il n'y a pas consensus, actuellement, sur le lien éventuel de la langue étrusque avec la famille des langues indo-européennes (l'indo-européen est une langue supposée et recomposée, artificielle en fait, reconstruite au siècle dernier par les linguistes) qui ont la particularité d'être flexionelles (voir: langue flexionnelle), alors que l'étrusque est une langue agglutinante, comme l'élamite, sa contemporaine qui n'a jamais pu être liée aux langues sémitiques voisines, ni aux langues indo-européennes.
Certains linguistes, considèrent en effet que le lien entre étrusque et proto-indo-européen n'est pas prouvé et qu'il doit donc être rejeté jusqu'à plus ample informé. En particulier, le lexique étrusque n'a pas, selon ces chercheurs, de point commun identifiable avec les racines indo-européennes reconstruites. C'est par exemple la position de Bader, Sergent, et d'autres.
D'autres linguistes avancent des arguments convaincants en faveur d'un lien entre étrusque et langues indo-européennes. Ce sont tout d'abord des correspondances dans certains traits grammaticaux: formations du génitif, voire d'autres cas de la flexion nominale, ordre des mots, certaines prépositions (hintha: en-dessous,...) ou particules ("-c" : et ; cf. indo-européen " - -kwe" dont est issu le latin "-que"). Mais ce sont aussi des correspondances dans le lexique (en contradiction avec les linguistes mentionnés ci-dessus). Ainsi, D. E. Perrotin rapproche l'étrusque clan (fils), souvent cité comme preuve du caractère indiscutablement non-indo-européen de l'étrusque , de formes celtes et tokhariennes, dont l'éloignement géographique garantit l'origine indo-européenne (par exemple irlandais clann: enfants, famille ; tokharien B kliye: femme).
Certains chercheurs précisent le point de rattachement de l'étrusque à l'indo-européen: pour Adrados et Faucounau, l'étrusque est apparenté au lycien, langue indo-européenne du groupe anatolien, groupe considéré comme le plus archaïque (c'est-à-dire le plus anciennement détaché du tronc commun). Cet apparentement consisterait à penser que l'étrusque s'est détaché du tronc commun indo-européen encore plus tôt que l'anatolien (pour Faucounau, et contrairement au consensus général, c'est également le cas du lycien). Pour d'autres, la proximité de l'étrusque au groupe anatolien serait plus nette si l'on prend en compte, à la suite d'Hérodote, le lydien (et non le lycien), langue parlé dans la région de la Lydie. Mais l'idée est la même: l'étrusque serait une langue issue du rameau indo-européen avant même le groupe anatolien.
Selon certains linguistes britanniques, elle appartiendrait à une « super-famille » que ceux-ci nomment « nostratique » ou eurasienne. Une telle origine supposerait en effet remonter en des temps beaucoup plus reculés qu'il est généralement habituel de le faire quand on a jusqu'à présent cherché celle-ci. Aussi s'agirait-il davantage non pas tant d'une langue indo-européenne, que pré-indo-européenne, proto-indo-européenne en son stade le plus avancé. Ceci expliquerait les nombreuses ressemblances qu'on a pu trouver à la langue étrusque avec soit certaines langues du pourtour de la Mer Noire par exemple, soit avec des langues définies comme non indo-européennes telles que les langues finno-ougriennes (finnois) ou le basque (cette dernière étant sans doute la plus ancienne parlée sur le continent européen). Pour certaines, il s'agirait alors davantage de langues pré-indo-européennes que non indo-européennes, parlées de l'Atlantique à l'Indus, cristallisées à ce stade, et connaissant par la suite une évolution autonome.
Il faut noter qu'un certain nombre de mots, nettement minoritaires, n'appartiennent pas directement à la langue étrusque ; il s'agit d'emprunts, « étrusquisés », faits aux langues des divers autres peuples que côtoyaient les Étrusques.
Le débat est parfois faussé par le fait que de nombreuses polémiques ont agité les linguistes au sujet de cette langue en vertu de la connotation idéologique qu'à pu prendre pour certains le terme « indo-européen ». Ceci est bien regrettable parce que d'une part, cela a contribué à jeter une ombre sur une civilisation qui, en soi, n'est jamais qu'une civilisation du monde antique parmi les autres, et d'autre part parce que, au-delà du fait de savoir si on doit la classer ou non parmi les langues indo-européennes, il serait plus intéressant de savoir ce que nous disent les textes. Or cette langue qu'est l'étrusque est suffisamment connue pour qu'on puisse proposer des traductions (pas toujours consensuelles) des textes parvenus jusqu'à nous; dans l'ensemble, on sait de quoi parle un texte donné.
L'étrusque, langue des Tyrréniens
Les Tyrréniens étant une composante, la troisième et dernière, du peuple étrusque, recherchés par l'auteur d'une thèse, contoversée quand à la méthode de recherche dite "citophonétique", à travers les racines de leur langue. Selon son auteur, A. Di Mario, partis d'Asie Mineure, corroborant la légende de l'Énéide selon laquelle ceux-ci venaient de Troie à la suite d'Énée, et plus précisément de Datassa/Darhutassa, « Dardanelles », ils auraient émigré, sillonant la mer Égée, laissant trace de leur passage et permanence à Lemnos, en Crète et à travers l'Hellade, en Sardaigne et en Corse avant de débarquer dans le Latium pout y fonder Rome, non loin de la ville des Sabins autochtones, portant avec eux leur langue, que l'auteur définit anatolique et pré-grecque. Appelés « Tyrsenoi », Tyrréniens, par leurs voisins Grecs, ils se nommaient eux-mêmes Rasna ( de melch rasnal, « de l'assemblée sacrée », tandis que tesne rasnal signifie « loi sacrée »). La racine de leur nom dérivant de Ra, le soleil comme le dieu d'Égypte, les Rasna s'estimant en effet fils de Tarchun, de Vel (la lumière) et de Ra, le soleil.
Quelques mots connus de la langue étrusque
Quelques prénoms révélés par l'épigraphie
- féminins : Ram(a)tha; Tanachilla; Velia; Larthia ;
- masculins : Larth ; Seth(re) (Setrius) ; Aruns ; Vel.
La numération
Les six premiers chiffres, inscrits sur les dés :
# thu
# zal
# ci
# huth
# mach
# sa
# zesths
# cesths
# nusths
Les nombres étrusques présentent des ressemblances avec les nombres des autres peuples Anatoliens, Akkadiens et Sumeriens.
La dizaine : Saris
Symbole PHi : 1000
Les noms des dieux
Ils proviennent du Panthéon Hourrite et pré-grec. Teshub par exemple, le Tarhui Hatti devenu Tarhund/Tarchun chez les Hittites devient Tarchonte (Archonte)/Tagete (Tagès) chez les Étrusques. Il en va de même des autres dieux : Turan « déesse du ciel » (Vénus) ; Laran « dieu de la tempête » (Mars) ; Fufluns « dieu soleil » ; Thesan « déesse de la lumière » (Aurore).
Voir aussi
Articles connexes
- Étrusques
- alphabet étrusque
- civilisation étrusque
- mythologie étrusque
- culture de Villanova
- Tyrréniens
Liens externes
- http://trans-science.enfrance.org/ musée des langues du monde, site du linguiste Marcel Loquin
Bibliographie
- Il « mistero » della lingua etrusca, Romolo A. Staccioli (on trouvera à la fin de cet ouvrage un glossaire des mots étrusques actuellement déchiffrés avec certitude.) Newton Compton editori, Roma, 1977. 2° édition, 1987.
- Gli Etruschi: una nuova immagine, Mauro Cristofani, Giunti , Firenze, 1984.
- Rivista di epigrafia etrusca, Mauro Cristofani (in Revue Studi Etruschi, publiée par lIstituto di Studi Etruschi e Italici, Firenze)
Etrusque
Etrusque
Etrusque
Etrusque
Etrusque
ja:エトルリア語
C
C est la troisième lettre de l'alphabet latin.
Linguistique
Histoire
L'origine de la lettre C semble être la même que celle de la lettre [[g]] ; l'étrusque ne faisant semble-t-il pas de différence entre les consonnes occlusives vélaires sourdes et sonores ([k] et [g] en API), l'alphabet étrusque utilisa la troisième lettre de l'alphabet grec, le gamma, pour transcrire leur [k]. L'alphabet grec quant à lui avait vraisemblablement emprunté la graphie du « gīmel » phénicien.
Il semble que les Romains utilisèrent tout d'abord la graphie étrusque pour représenter à la fois les sons [k] et [g] ; une barre horizontale fut rajoutée par le consul Spurius Carvilius Ruga vers 230 av. J.-C. pour les distinguer et créer le G (un cas unique de création de lettre documentée).
Français
En français, le C se prononce :
- comme une consonne occlusive vélaire sourde ([k] en API) devant un a, un o, un u ou une consonne ;
- comme une consonne fricative alvéolaire sourde ([s] en API) devant un e, un i ou un y ;
- exceptionellement comme une consonne occlusive vélaire sonore ([g] en API) : eczéma, second, zinc.
Le Ç est d'origine espagnole () et se prononce toujours [s].
Le digramme CH transcrit la plupart du temps une consonne fricative post-alvéolaire sourde ([ʃ] en API).
Représentations informatiques
- ASCII :
- Capitale : 67
- Minuscule : 99
- Unicode :
- Capitale : U+0043
- Minuscule : U+0063
- EBCDIC :
- Capitale : 195
- Minuscule : 131
- HTML :
- ¢ : ¢
- © : ©
- Ç : Ç
- ç : ç
Arts et culture
Littérature
- C est la note signifiant « crasseux » dans la série des livres Harry Potter.
Musique
- En musique, C correspond à la note do.
Sciences
Astronomie
- Dans la désignation des astéroïdes, le C indique que la planète a été découverte entre le 1 et le 15 février d'une année.
- Les astéroïdes de type C sont les astéroïdes carbonées.
Biologie
- Dans la transcription d'une chaîne d'ADN ou d'ARN, le C désigne la cytosine.
- Dans la transcription d'une chaîne polypeptidique, le C désigne la cystéine.
Informatique
- Le C est un langage de programmation. Il dérive d'une simplification du langage BPCL (BASIC Programming Combined Language), nommée en conséquence langage B, puis améliorée en langage C. Il a donné naissance à de nombreux dérivés, comme C++, Objective C, Java ou C#.
Mathématiques
- Le corps est celui des nombres complexes.
- Dans le système de numération hexadécimale (en base 16), on utilise les premières lettres de l'alphabet pour noter les valeurs (décimales) de 10 à 15. La lettre C correspond à la valeur décimale 12.
- C représente le nombre 100 en chiffres romains.
Physique-chimie
- c (minuscule) représente la vitesse de la lumière dans le vide.
- C (majuscule) est généralement utilisée pour représenter la concentration molaire d'un soluté dans une solution.
- C est le symbole chimique du carbone, l'élément chimique, selon la liste des éléments chimiques.
- La vitamine C, ou acide ascorbique, est un type de vitamine.
Unités
- c (minuscule) est le préfixe du système international signifiant centi (10-2).
- c (minuscule) est le symbole de la tasse.
- c (minuscule) est le symbole du demiard.
- C (majuscule) est le symbole du coulomb.
- °C (majuscule) est le symbole du degré Celsius.
Divers
Vie pratique
- Épellation alphabet radio
- international : Charlie
- allemand : Cäsar
- Signalisation routière :
- La lettre C est le code international des automobiles venant de Cuba.
- C est utilisée dans la dénomination des voies de circulation en France pour désigner les chemins communaux.
- © est le symbole du copyright.
- ¢ (minuscule, barré) est le symbole du cent (division du dollar).
- C0, C1, C2, C3, C4, C5, C6, C7, C8, C9 et C10 sont des formats internationaux de feuille de papier.
Divers
- C était l'abréviation latine du prénom Caius ou Gaius.
- (c) est un parti politique suédois.
Voir aussi
- Alphabet latin
- Alphabet morse dans lequel la lettre C vaut « - - - - »
Catégorie:Alphabet latin
Catégorie:Symbole chimique
als:C
ja:C
ko:C
simple:C
Alphabet grecCatégorie:Grèce antique Grec Catégorie:Langue grecque
L'alphabet grec a été créé sur le modèle de l'alphabet phénicien, qui lui est antérieur. L'alphabet grec tel qu'on le lit actuellement est le résultat de plusieurs siècles d'évolution, au cours desquels les minuscules ont été créées (c'est donc un alphabet bicaméral) et les diacritiques ajoutés. Suite aux conquêtes d'Alexandre le Grand, la culture et l'écriture grecques se répandirent dans une grande partie du bassin méditerranéen. Par exemple, en Égypte, le brassage culturel amena la création de l'écriture copte, inspirée du grec oncial, et complété par six lettres originales tirées de hiéroglyphes démotiques. Il est encore utilisé de nos jours, à peine simplifié, en Grèce.
L'alphabet grec est à l'origine de plusieurs autres alphabets dont, pour les plus célèbres :
- l'étrusque, qui a donné naissance à l'alphabet latin ;
- divers alphabets anatoliens dont le carien, le lycien, le lydien, le pamphylien, le phrygien et le sidétique ;
- le cyrillique utilisé par les slaves orthodoxes et qui a été étendu au monde soviétique ;
- le gotique ;
- l'alphabet copte.
Dans le milieu scientifique (mathématiques, physique, etc.), on utilise encore les lettres de l'alphabet grec pour désigner les données à valeurs variables. Le mot français alphabet provient des deux premières lettres de l'alphabet grec : alpha (α) et bêta (β). Si ces mots n'ont aucune signification précise en grec, on sait cependant que ce sont des adaptations de termes sémitiques, dans l'ordre « bœuf » et « maison ». En adaptant l'écriture phénicienne à leurs besoins (tout en lui conservant l'ordre levantin), les Grecs ont transformé le coup de glotte ─ noté par l'ancêtre dalpha.
L'alphabet grec classique
L'alphabet grec provient de l'alphabet phénicien. Il s'écrit de gauche à droite ; dans les stades les plus anciens, il a pu s'écrire de droite à gauche ou en boustrophédon. Il compte actuellement vingt-quatre lettres ; sachant que c'est une écriture devenue bicamérale, chaque lettre possède deux variantes, capitale et minuscule.
Deux lettres possèdent des variantes contextuelles, bêta (dans les éditions françaises seulement) et sigma. Les noms des lettres, qui n'ont aucune signification en grec (à part quelques-unes comme omicron « petit o » par opposition à oméga « grand o », epsilon « e simple » et upsilon « u simple ») sont vraisemblablement d'origine araméenne et respectent encore l'ordre levantin de l'alphabet cunéiforme d'Ougarit.
Il existait dans l'Antiquité de nombreuses moutures de l'alphabet, selon les régions et les cités. L'alphabet classique provient du modèle ionien, choisi par la cité d'Athènes en 403 avant l'ère chrétienne en remplacement du modèle attique. La langue d'Athènes étant devenue celle du monde grec dans son ensemble en tant que koinè, c'est ce même modèle ionien qui s'est imposé partout ailleurs, faisant ainsi disparaître des lettres dites « archaïques » (stigma, digamma, koppa, sampi). Au cours des siècles, d'un alphabet composé de capitales, il a été enrichi, surtout au Moyen Âge, de minuscules et de signes annexes, dont la ponctuation et de nombreux signes diacritiques. Ceux utilisés dans les éditions modernes sont décrits dans l'article Diacritiques de l'alphabet grec. Le modèle actuel est donc le résultat de plusieurs siècles d'utilisation. Telle ou telle minuscule, par exemple, est une invention byzantine, telle autre la lettre capitale tracée en plus petit. Les nombreuses ligatures et graphies médiévales sont sorties d'usage entre le XVIIIe et le . On en trouve cependant encore la trace dans la numération alphabétique, laquelle a aussi conservé la mémoire de lettres plus anciennes.
Pour plus de détails, consulter Histoire de l'alphabet grec et Lettres étendues de l'alphabet grec.
La prononciation donnée à titre indicatif est celle que l'on pratique dans le milieux scolaire francophone, dite érasmienne. Elle mêle des valeurs anciennes, médiévales et fausses. Consulter Prononciation du grec ancien pour une approche linguistique de la question.
Les lettres grecques dans les sciences
- Les lettres grecques sont souvent utilisées pour désigner des scalaires (notamment en algèbre).
- Les angles sont souvent notés (theta minuscule) ou (alpha minuscule).
- La minuscule latine s dur (eszett allemand; Unicode $00DF : ß) ressemble à s'y méprendre au bêta minuscule grec (Unicode $03B2 : β).
- La lettre Γ (gamma majuscule) représente la fonction gamma en mathématiques.
- Le symbole d'incrément ∆ (Unicode $2206) ressemble à s'y méprendre à la lettre Δ (delta majuscule). Il se lit delta et est utilisé pour désigner un changement d'état entre deux intervalles (Exemple : ∆t désigne un intervalle de temps utilisé, entre autres, pour définir la vitesse) ou une droite géométrique.
- La lettre ε (epsilon minuscule) est utilisée pour désigner des valeurs négligeables (petites quantités). ε(x) désigne une fonction qui tend vers 0 lorsque x tend vers l'infini.
- La lettre η (êta minuscule) est utilisée pour désigner le rendement d'un procédé.
- La lettre π (pi minuscule) est utilisée en mathématiques pour désigner le rapport entre la circonférence et le diamètre d'un cercle (soit environ 3,141 592 653 6).
- Le produit de famille ∏ (Unicode $220F) ressemble à s'y méprendre à la lettre Π (pi majuscule). Il sert à désigner des produits d'éléments : signifie le produit des coefficients ai pour i allant de 1 à n, par exemple (voir aussi la sommation de famille, ci-dessous).
- La lettre ω (oméga minuscule) désigne en physique un pulsation ou une vitesse angulaire.
- Le symbole de l'unité SI de résistance électrique, l'ohm, Ω (Unicode $2126), ressemble à s'y méprendre à la lettre Ω (oméga majuscule). L'oméga majuscule désigne aussi parfois le centre d'un cercle.
- Le symbole du préfixe SI micro (qui représente un millionième d'unité), µ (Unicode $00B5), ressemble à s'y méprendre à la lettre μ (mu minuscule). Par exemple, le symbole du micromètre est µm (1 µm = 10–6 m) et celui de la microseconde est µs (1 µs = 10–6 s).
- La lettre ρ (rho minuscule) est utilisée en mathématiques pour définir des courbes polaires et des rayons de courbure, et désigne en physique la masse volumique. En statistique, elle sert à définir la corrélation entre deux séries de données.
- La lettre χ (chi minuscule) est utilisée en physique pour désigner un coefficient de compressibilité (thermodynamique et ondes).
- La majuscule latine ech (Unicode $01A9 : Ʃ) ressemble à s'y méprendre au sigma majuscule grec (Unicode $03A3 : Σ).
- La sommation de famille ∑ (Unicode $2211) ressemble à s'y méprendre à la lettre Σ (sigma majuscule). Elle est utilisée en mathématiques pour désigner une somme d'éléments : signifie somme des coefficients ai pour i allant de 1 à n, par exemple (voir aussi le produit de famille, ci-dessus).
- Les lettres grecques s'utilisent pour désigner les étoiles (désignation de Bayer).
- Les rayonnements ionisants émis par les matières radioactives sont notés respectivement α, β et γ.
Les lettres grecques en chimie
En chimie, les lettres grecques sont utilisées :
Positions relatives de deux substituants
Pour indiquer les positions relatives de deux substituants en chimie organique :
- La lettre
Dans les noms de société
Au États-Unis et au Canada, plusieurs société secrète ou pseudo-secrète, les fraternité, ou sororités, se donne des noms composés de deux, généralement trois lettres grecques. Il s'agit là du nom dont elles sont connues de tous, mais leur vrai nom est gardé secrètement par les membres.
Divers
- code ISO 15924 : Grek
Articles connexes
- Lettres supplémentaires de l'alphabet grec ;
- histoire de l'alphabet grec ;
- diacritiques de l'alphabet grec ;
- numération grecque ;
- prononciation du grec ancien ;
- prononciation du grec moderne ;
- grec ancien, grec moderne ;
- alphabet ;
- écriture ;
- Lettres grecques en mathématiques financières
als:Griechisches Alphabet
ko:그리스 문자
ja:ギリシア文字
th:อักษรกรีก
Prénom romain -
Catégorie:Vie sous la Rome antique
À ne pas confondre avec le prénom Romain
----
Les Romains de l'époque classique employaient un petit nombre de prénoms (prænomen) dans le cadre de leur système des tria nomina.
Les mêmes prénoms existaient sous une forme féminisée pour les femmes. Pour les femmes, ce prénom n'était jamais cité, si bien qu'on ne connait les Romaines que sous leur nom de gens ou gentilice (leur patronyme) : la gens Claudius donnant Claudia. À leur mariage, elle changeaient évidemment de gentilice, si bien que dans un ouvrage sur César, quand on évoque une Julia, il est difficile de savoir s'il s'agit de sa femme, sa mère, sa fille, ou une de ses ancêtres.
1) Le fait que la lettre C. note un prénom dont l'initiale est variable, Caius ou Gaius, s'explique par l'histoire de cette lettre. Consulter les articles Rhotacisme (section « influence sur l'alphabet latin ») ainsi que Alphabet latin pour plus de détails.
À noter que les prénoms Secundus, Tertius, Quartus, Quintus, Sextus, Septimus, Octavius et Decimus font allusion à l'ordre des naissances, car ils signifient : deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième et dixième. Nonus pour neuvième n'était pas employé, car le préfixe Non- avait une connotation négative.
Suivant le proverbe latin Nomen est omen (Le nom est un présage), chaque famille demandait à des devins de déterminer les prénoms qui lui étaient bénéfiques, en général au nombre de trois ou quatre, parfois moins. Seuls ces prénoms bénéfiques étaient utilisés. Quand ces prénoms avaient tous été donné une fois à des enfants vifs, les suivants portaient comme prénom un numéro d'ordre. La forte mortalité infantile a fait que ces enfants numérotés n'étaient pas majoritaires, mais ils étaient assez courants.
Le prénom Rufus était donné aux enfants roux.
Noms féminins romains connus
- Aconia Paulina
- Aelia Domitia Paulina
- Aelia Flacilla
- Aelia Paetina
- Aemilia Lepida
- Agrippina
- Alfidia
- Alypia
- Ancharia
- Annia Aurelia Faustina
- Annia Faustina
- Annia Fundania Faustina
- Annia Galeria Aurelia Faustina
- Annia Lucilla
- Antistia
- Antonia
- Aquilia Severa
- Arrecina Tertulla
- Arria
- Arria Fadilla
- Atia
- Aurelia
- Baebiana
- Bruttia Crispina
- Caecilia Attica
- Caecilia Metella
- Caecilia Paulina
- Caesonia
- Claudia
- Claudia Antonia
- Claudia Pulchra
- Claudia Varenilla
- Clodia
- Cornelia
- Cornelia Supera
- Crispina
- Didia Clara
- Domitia
- Domitia Longina
- Domitia Lucilla
- Domitia Paulina
- Domitilla
- Drusilla
- Dryantilla
- Euphemia
- Eutropia
- Fabia
- Fadia
- Faltonia Betitia Proba
- Fannia
- Fausta
- Faustina
- Flavia Domitilla
- Fulvia
- Galeria Valeria
- Galla
- Galla Placidia
- Gnaea Seia Herennia Sallustia Barbia Orbiana
- Gratidia
- Helena
- Helvia
- Herennia Etruscilla
- Honoria
- Hostia
- Ira
- Julia
- Julia Aquila Severa
- Julia Domna
- Julia Livilla
- Julia Paula
- Junia Calvina
- Justina
- Leontia
- Lepida
- Licinia
- Livia
- Livia Drusilla
- Livia Julia
- Livia Ocellina
- Livia Orestilla
- Livilla
- Livilla Claudia
- Lollia Paulina
- Lucilla
- Maecia Faustina
- Magia
- Magna Urbica
- Manlia Scantilla
- Marcella
- Marcia
- Marcia Furnilla
- Marciana
- Mariniara
- Matidia
- Messalina
- Minervina
- Mucia
- Mummia Achaica
- Munatia Plancina
- Octavia
- Orbiana
- Otacilia Severa
- Paccia Marciana
- Papianilla
- Papiria
- Paulina
- Placidia
- Plautia Urgulanilla
- Plautilla
- Plotina
- Pompeia
- Pompeia Plotina
- Popillia
- Poppaea
- Poppaea Sabina
- Porcia
- Prisca
- Pulcheria
- Sabina
- Salonina
- Salonina Matidia
- Sempronia
- Servilia
- Severa
- Severina
- Statilia Messalina
- Sulpicia
- Terentia
- Titiana
- Tranquillina
- Tullia
- Turia
- Ulpia
- Ulpia Marciana
- Urgulania
- Urgunalla
- Valeria Messalina
- Verina
- Vibia Matina
- Vibia Sabina
- Violentilla
- Vipsania
- Vipsania Agrippina
- Vistilia
----
Voir aussi : Noms romains
Rhotacisme ja:ロータシズム
Catégorie:Phonétique Catégorie:Linguistique
Le rhotacisme (terme formé à partir du grec ῥῶ rhô, « la lettre r ») est une modification phonétique complexe consistant en la transformation d'un phonème en un /r/.
Fonctionnement
On prendra ici comme exemple le rhotacisme de /s/, très fréquent en latin.
Le phénomène doit être décomposé en deux temps :
- le [s] est voisé, entre deux phonèmes sonores (comme des voyelles) par exemple :
::/s/ > /z/ / V_V ;
- le nouveau phonème change de point d'articulation et devient une vibrante roulée :
::/z/ > /r/.
Le fait que le phonème /z/ évolue en /r/, dont les points d'articulations sont relativement proches mais qui différent tous deux par le mode d'articulation, s'explique souvent par l'absence d'autres /z/ dans le système phonologique de la langue concernée. Ainsi, il s'agit d'une forme de nivellement phonologique par analogie : la langue, plutôt que d'accepter un nouveau phonème, le confond avec un autre qu'elle possède déjà, en l'occurrence un /r/. En latin, en effet, il n'existe pas de phonème /z/ (si ce n'est dans des mots d'emprunts, la plupart du temps au grec, et encore le phonème est-il réalisé [zː]).
Exemples
En latin
Le rhotacisme est un type d'évolution phonètique très fréquent en latin ; il permet d'expliquer nombre de formes apparemment anormales.
Système nominal
Ainsi, les noms sigmatiques de la troisième déclinaison (noms formés à partir d'un suffixe -es- ou -os- avant la désinence) offrent une flexion au cours de laquelle le thème semble modifie :
- nominatif = radical + -e/os- + Ø
::corp-us-Ø ;
- génitif = radical + -e/os- + -is > radical + -e/or- + -is
:: - corp-os-is > corp-or-is.
Le nom cité en exemple ne possède donc un thème corp-us- qu'au nominatif (thème nu). Dès qu'une désinence à initiale vocalique s'ajoute, le suffixe -e/os- passe à -e/or- par rhotacisme (-e/os- + V > -e/or-V). D'autres noms à rhotacisme peuvent être cités :
- flos, flor-is, « fleur » ;
- honos, honor-is (devenu en langue classique honor, honoris par nivellement analogique), « honneur » ;
- Venus, Vener-is, « Vénus » ;
- scelus, sceler-is, « crime », etc.
D'autre part, le rhotacisme peut affecter des désinences : c'est le cas de celles de génitif pluriel des noms de la première déclinaison, -rum (ainsi rosa-rum). La linguistique comparée permet de poser un étymon -sōm (venant des déclinaisons pronominales) précédé de la voyelle [a] du radical. La désinence ancienne se retrouve en osque sous la forme -sum puis -zum, qui est donc un stade intermédiaire entre [sum] et [rum]. Le grec a -ῶν -ỗn venant de - -ā-sōm, qui passe à -āōn (par amuïssement de [s] intervocalique), attesté chez Homère : τᾱ́ων tấôn, génitif pluriel de l'article au féminin ; τᾱ́ων évolue finalement en τῶν tỗn par contraction. On le voit : trois langues, trois traitements différents d'un même phonème dans un même contexte.
Système verbal
Le rhotacisme est presque systématique en latin, dans la flexion verbale tout aussi bien que dans la nominale : ainsi, à partir du radical du verbe « être », soit es-, on obtient à l'imparfait et au futur er-am, er-as, er-at, etc. et er-o, er-is, er-it, etc. à partir de formes qui remontent à - es-am, - es-as, etc. et - es-o, - es-is, etc.
Ce mécanisme peut être dissimulé par l'absence de formes rhotacisées sans formes d'origine en regard : c'est le cas des infinitifs en -re (ama-re, vide-re, cape-re, etc., respectivement « aimer », « voir », « prendre »), qui proviennent étymologiquement de formes en - -se. Comme il n'existe plus assez de formes vivantes en - -se, le suffixe de formation des infinitifs semble bel et bien être -re. On le retrouve en fait dans un seul infinitif, es-se, celui du verbe « être » (voir plus haut) ainsi que dans l'infinitif parfait, comme fuis-se « avoir été », amavis-se « avoir aimé », etc.
Dans les autres langues indo-européennes, le rhotacisme est remplacé par d'autres modifications (ou bien la langue ne modifie pas /s/ entre voyelles), de sorte qu'à lege-re, « lire », latin correspond λέγειν légein, « dire », grec (par amuïssement de /s/ intervocalique), tous deux issus d'un même étymon - lege-se(n) ; ce suffixe -sen (sans - n en latin) se retrouve bien en sanskrit sous la forme -san, en hittite sous la forme -sar.
Influence sur l'alphabet latin
Il serait vain de recenser tous les cas de rhotacismes en latin : ils sont en effet très nombreux. En conclusion, il faut rappeler que si le latin a fait passer ses /s/ intervocaliques à /r/, c'est surtout parce que /z/, qui serait le phonème attendu par voisement, n'existe pas dans le système phonologique de la langue, au contraire de /r/ : cela explique pourquoi l'alphabet latin primitif ne possède pas de lettre Z : bien qu'hérité du grec via l'étrusque, cet alphabet a pu se passer de la lettre située à la septième position ; le grec ΑΒΓΔΕϜΖ, etc., devrait donner, indirectement, ABCDEFZ. Comme le modèle étrusque utilisait le gamma grec (Γ) pour noter [k] et non [g] (l'étrusque n'a en effet pas de phonème /g/), l'alphabet latin a eu besoin d'une nouvelle lettre pour ce phonème : il s'est servi d'une modification de C, soit G (un C avec une barre supplémentaire ; son invention est attribuée à Spurius Carvilius Rufa (ou Ruga, selon les sources), au IIIe siècle avant l'ère chrétienne), qu'il a située à l'emplacement libre du Z, alors inutile, afin d'éviter un remodelage de l'ordre alphabétique : cela explique que l'on ait ABCDEFG et non ABCDEFZ. C'est plus tard, au Ier siècle avant l'ère chrétienne, que la langue latine, ayant besoin de noter des mots empruntés au grec, a réintroduit la lettre Z ; l'ordre alphabétique ne pouvant que difficilement être altéré, la lettre a été placée à la fin.
Dans les langues germaniques
Le rhotacisme de /s/ a aussi touché toutes les langues germaniques, à l'exception du gotique. Le phénomène s'est appliqué en fonction de la place de l'accent tonique : le processus est décrit en détail dans l'article consacré à la loi de Verner ; on peut citer les formes verbales du verbe « être », qui, selon la place de l'accent, donnent was ou were en anglais.
Ailleurs
Le latin et les langues germaniques sont les langues indo-européennes dans lesquelles le rhotacisme est le plus systématique. On trouve cependant, sporadiquement, quelques traces de rhotacisme dans d'autres idiomes indo-européens. C'est le cas en grec ancien, dans certains dialectes, comme l'ionien d'Eubée méridionale (dialecte érétrien), où un /s/ intervocalique devient /r/ (sachant qu'en grec non plus /z/ ne fait pas partie du système phonologique) ; le traitement de /s/ intervocalique, dans la majorité des dialectes grecs, repose plutôt sur un amuïssement si le /s/ est ancien, un maintien s'il est issu d'autres sources (assibilation, simplification, etc.) : par exemple, le datif pluriel du nom παῖς paĩs, « enfant », fait παιριν pairin en érétrien, contre παισίν paisín en ionien-attique, toutes formes remontant à παιδ-σίν paid-sín. Encore une fois, il s'agit du rhotacisme de [s].
Le grec moderne possède quant à lui plusieurs termes ayant subi le rhotacisme, comme αδέρφος adhérfos, variante d'αδέλφος adhélfos (grec ancien ἀδελφός adelphós) « frère », ou ήρθε írthe « il est venu » (grec ancien ἦλθε ḗlthe), aoriste d'έρχομαι érkhome. Dans ces deux termes, on note la confusion entre /l/ et /r/ (roulé), favorisée par la ressemblance auditive entre les deux sons.
Le rhotacisme comme interférence de prononciation
Le terme de rhotacisme qualifie aussi une interférence ou une erreur de prononciation dans laquelle un /r/ est utilisé à la place d'autres sons (comme [l], [z], [n] ou [s]) ou bien quand un autre son remplace un /r/ attendu.
!!! Attention ! Certains cas de rhotacisme systèmatique de N en R dans les termes d'origine celtique peuvent faire penser à un phénomène linguistique que pourraient peut-être expliquer les phonologues. Un exemple parmi d'autres : une rivière AVRE remontant visiblement à un nom celtique AVEN.
Ainsi, en onomastique, un patronyme avec un /l/, comme Leblond est modifié de sorte qu'il passe à Lebrond. Le cas se présente aussi en toponymie : le latin Londinium a donné le français Londres, en regard du London anglais et en France la ville de LANGRES tient son nom de la tribu gauloise des LINGONES. De manière sporadique, le rhotacisme peut éclairer certains termes modernes en regard de leur étymon : c'est ainsi que l'on explique que le nom pour « frère », αδερφός aðerfós en grec moderne provient, après rhotacisme, de ἀδελφός adelphós en grec ancien. De même, par extension du sens de départ, tout « problème » de prononciation d'un /r/ sera nommé rhotacisme : c'est le cas en créole de la Guadeloupe où les /r/ des mots venus du lexique français sont prononcés comme des /w/ : prendre devient pwann [pwãn].
Le fait que tous ces mots sont lexicalisés empêche de parler d'une erreur.
On parle de rhotacisme par interférence de prononciation quand un locuteur étranger confond un ou plusieurs sons avec un /r/, quelle que soit sa réalisation : un Japonais, par exemple, dont la langue ne possède pas le phonème /l/, aura tendance à prononcer les /l/ d'une langue étrangère comme des /r/ de sa propre langue. Ce sont bien là des erreurs car les mots obtenus ne sont jamais considérés corrects, sauf si le mot est emprunté et lexicalisé dans la langue du locuteur : miruku japonais représente milk anglais, le signifiant de cet emprunt s'expliquant, entre autres, par un rhotacisme. L'erreur résidera dans un énoncé proféré par un Japonais demandant a glass of mirk, par exemple.
Enfin, lors de l'acquisition du langage, de nombreux enfants remplacent /r/ par /w/. On parlera là encore de rhotacisme. C'est dans ce cas un problème de prononciation que les locuteurs adultes corrigeront, directement ou non.
Articles connexes
- modification phonétique ;
- phonétique historique ;
- linguistique comparée.
Gamme musicale
Dans la musique, une gamme est la succession des différentes notes d'une échelle, sur l'étendue d'une octave.
La gamme, un archétype mélodique
Le plus souvent, c'est la composante mélodique qui prédomine dans le concept de gamme : celle-ci est donc considérée, sauf mention contraire, comme une succession de notes ascendante, et ce sont les intervalles mélodiques et conjoints qui sont pris en considération.
:Par exemple, dans la gamme « do, ré, mi, fa, sol, la, si, do », ces intervalles sont : deux tons, un demi-ton, trois tons, un demi-ton.
- Pour plus d'information sur les tons et demi-tons de la gamme occidentale traditionnelle, consulter les articles Échelle diatonique et Échelle chromatique.
- Pour plus d'information sur le nom des notes de la gamme, consulter l'article Origine du nom des notes de musique.
La gamme, un environnement musical
Le mot gamme peut cependant être employé dans le sens d'un environnement musical, tenant compte, non seulement de la mélodie, mais aussi de l'harmonie.
:Par exemple, l'expression « gamme de do majeur » équivaut à « tonalité de do majeur ».
- Lorsque les degrés d'une échelle sont hiérarchisés, ce sont les intervalles entre chaque note de la gamme et la note fondamentale — c'est-à-dire, la tonique du système tonal, ou la finale du système modal — qui sont pris en considération.
:Par exemple, dans la gamme « do, ré, mi, fa, sol, la, si, do » ayant do pour tonique, ces intervalles sont respectivement : l'unisson, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septième et l'octave.
- Pour plus d'information sur la gamme en tant qu'échelle du système tonal, consulter les articles Gamme (musique tonale), Degré (musique tonale), Mode (musique tonale) et Tonalité.
- Pour plus d'information sur les gammes d'autres systèmes musicaux, consulter l'article Liste des gammes.
La gamme, une échelle de fréquences
Que le mot soit pris dans un sens exclusivement mélodique, ou bien, dans un sens plus large d’environnement musical, une gamme doit être accordée. La juste fréquence des différents degrés d'une gamme, est une question délicate qui a trouvé des solutions différentes selon le type de musique, les instruments ou les époques.
- Pour plus d'information sur la manière d'accorder les gammes, consulter les articles Gammes et tempéraments, Gamme naturelle, Gamme pythagoricienne, Gamme tempérée et Tempérament.
Voir aussi
Liens internes
- Musique
- Note de musique
- Micro-intervalle
Bibliographie
Devie Dominique, Le tempérament musical, philosophie, histoire, théorie et pratique, Librairie Musicale Internationale, Marseille (seconde édition 2004).
Catégorie:Théorie de la musique
1983Catégorie:1983
Cette page concerne l'année 1983 du calendrier grégorien.
Événements
- 30 mars : Initiative de défense stratégique (« guerre des étoiles » ou « stars war ») IDS.
- Une nouvelle constitution accorde certains droits aux métis et aux Indiens en Afrique du Sud.
Amériques
- 23 mars : Présentation par Ronald Reagan de l'Initiative de défense stratégique, dit aussi "Guerre des étoiles".
- 19 octobre : Indépendance de Saint-Christophe-et-Niévès.
- 25 octobre : Débarquement américain à la Grenade.
- Première exécution par injection intraveineuse aux États-Unis.
- Argentine : présidence de Raul Alfonsin après la dictature de Videla
- Colombie : Le colonel Michael Iglesias prend le pouvoir après 2 jours de siège de la capitale.
Asie & monde indien
- 19 janvier : Andrei Gromyko, à Bonn, refuse l'option zéro.
- 20 janvier : Discours de François Mitterrand à Bonn :« les missiles sont à l'Est et les pacifistes à l'Ouest ». Il approuve le déploiement des missiles Pershings américains.
- 31 août : Un Boeing sud coréen est abattu par la chasse soviétique croyant avoir affaire à un avion-espion américain dans son espace aérien, au large de l'île Sakhaline (269 morts).
- 7 septembre : Fin de la CSCE à Madrid.
- 23 novembre : Déploiement des premiers Pershing en Allemagne et au Royaume-Uni.
- 8 décembre : Suspension par les soviétiques des négociations START à Genève.
- 15 décembre : Retrait des pays du pacte de Varsovie des négociations MBFR de Vienne.
- Déclenchement de l'opération « Manta » au Tchad.
- L'indépendance de la partie septentrionale de Chypre est proclamée unilatéralement (Turquie).
- 17 octobre : Manifestations pacifistes en Allemagne.
- 19 janvier : Maurice Papon inculpé de crimes contre l'humanité.
- En février, Agitation des étudiants en médecine et du monde hospitalier.
- 1 mars : Commercialisation du premier compact-disc en France.
- 6 mars : Élections municipales : net recul de la gauche (76-13 mars).
- 21 mars : Dévaluation du franc français.
- 25 mars : La France adopte un plan de rigueur, qui consacre la conversion des socialistes à l'économie de marché.
- 5 avril : Expulsion de 47 « diplomates » soviétiques de France.
- 24 mai : Manifestation d'étudiants contre les projets de réforme de l'enseignement supérieur.
- 2 juin : Le poète et homme d'état sénégalais Léopold Sédar Senghor devient le premier Africain à être élu à l'Académie française.
- 3 juin : Manifestation de policiers à Paris après la mort de deux collègues.
- 5 juin : Yannick Noah remporte la finale du tournoi de Roland Garros
- 16 juin : Lancement par la fusée Ariane du premier satellite européen de communication opérationnel.
- 23 juin : lancement du premier réseau de téléphonie mobile en France.
- 29 juin : Loi sur l'égalité des sexes dans le travail.
- 3 décembre : Arrivée à Paris d'une grande marche contre le racisme (60 000 personnes), banalisation du terme de « Beur » pour décrire la seconde génération maghrébine.
- 4 septembre : Percée électorale du Front National (FN) lors du premier tour de l'élection municipale partielle de Dreux : 17,6% des voix pour Jean-Pierre Stirbois.
- 25 septembre : Le TGV met Lyon à deux heures de Paris.
- Le nombre de chômeurs dépasse les 2 millions en France.
- Bradyséisme de Pouzzoles (continu entre 1982 et 1984)
- 5 octobre : Lech Wałęsa obtient le prix Nobel de la Paix, il ne peut se rendre à la cérémonie.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 1330 victimes en Turquie.
- Démission de Menahem Begin, premier ministre israélien.
- Yasser Arafat est expulsé de Damas.
Arts & cultures
- La Balance de Bob Swaim remporte le César du meilleur film.
- La Ballade de Narayama de Shohei Imamura remporte la Palme d'or au Festival de Cannes.
- « Tendres passions » de James Brooks remporte l'Oscar du meilleur film.
- 8 édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Finyè, de Souleymane Cissé (Mali) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).
- Le Retour du Jedi de Richard Marquand, sixième et dernier épisode de la saga Star Wars, triomphe sur les écrans.
Sciences & techniques
- L'entreprise japonaise Sanyo invente le camescope.
- Nouvelle définition du mètre : c'est maintenant la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant 1 / 299 792 458 de seconde.
- Le protocole TCP/IP remplace NCP et définit ainsi l'Internet.
- Normalisation du langage Ada
- Premier vol de la Navette spatiale Challenger.
Santé
- 20 mai : Article dans « Science » de douze chercheurs français annonçant la découverte d'un nouveau virus appelé HIV, et responsable du SIDA.
- Le professeur Luc Montagnier identifie le virus du SIDA.
- 13 mai : Grégory Lemarchal, chanteur français
- 11 octobre : Ruslan Ponomariov, champion du monde d'échecs
- 8 décembre : Neel Jani, pilote automobile suisse
- 11 janvier : Nikolaï Podgorny, homme politique soviétique
- 24 janvier : George Cukor, réalisateur américain
- 27 janvier : Meyer Fortes, anthropologue anglais
- 27 janvier : Louis de Funès, acteur français
- 28 janvier : Billy Fury, chanteur anglais
- 25 février : Tennessee Williams, écrivain américain (° 26 mars 1911)
- 3 mars : Hergé, dessinateur
- 30 avril : George Balanchine, danseur et chorégraphe
- 14 mai : Miguel Alemán Valdés, président du Mexique entre 1946 et 1952.
- 13 juillet : Gabrielle Roy, écrivaine canadienne
- 29 juillet : Luis Buñuel, réalisateur espagnol
- 7 novembre : Germaine Tailleferre, compositeur, membre Les Six
- 5 décembre : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain
- 25 décembre : Juan Miró, peintre et céramiste espagnol
__NOTOC__
als:1983
ja:1983年
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ms:1983
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th:พ.ศ. 2526
2002
Cette page concerne l'année 2002 du calendrier grégorien. Pour le nombre, voir 2002 (nombre).
2002 est également le titre d'un film hong-kongais réalisé en 2001 par Wilson Yip.
Événements
Premier trimestre
- Détails : Janvier 2002 - Février 2002 - Mars 2002
- 1 janvier : entrée en circulation des billets et pièces de la nouvelle monnaie unique européenne créée en 1999 : l'euro.
- 6 janvier : Argentine, dévaluation du peso de 28% par rapport au dollar.
- 18 janvier : Congo (RDC) : éruption du volcan Nyiragongo dévastant la ville de Goma.
- 31 janvier : À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
- 31 janvier : À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial
- 8 au 24 février : Jeux Olympiques d'hiver à Salt Lake City (États-Unis).
- 23 février : Colombie : Enlèvement par les FARC d'Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles.
- 4 mars : loi n° 2002-303 sur la nouvelle organisation du système de santé en France : les chiropraticiens sont reconnus officiellement (art. 75)
- 15 mars : Sommet UE à Barcelone. Nombreuses manifestations.
- 18 au 22 mars : Conférence internationale sur le financement du développement organisé par l'ONU à Monterrey.
- 26 mars : tuerie de Nanterre : un forcené, Richard Durn, tue huit membres du conseil municipal de Nanterre avant d'être ceinturé. Il se suicidera le surlendemain en se jetant de la fenêtre du commissariat.
Deuxième trimestre
- Détails : Avril 2002 - Mai 2002 - Juin 2002
- 12 avril : Hugo Chávez, président du Venezuela, est brièvement chassé du pouvoir par un coup d'État.
- 21 avril : premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive derrière Jacques Chirac, candidat du RPR ; contre toute attente, Lionel Jospin, candidat du PS est éliminé ; une manifestation spontanée s'organise le soir même.
- 29 avril : Diane Pretty se voit refuser son droit à mourir par la Cour européenne des droits de l'homme.
- : une manifestaion réunit à Paris plus d'un million de personnes selon les organisateurs, tout parti et tout groupuscule confondu.
- 5 mai : Élection de Jacques Chirac, avec 82 % des suffrages contre 18 % à Jean-Marie Le Pen.
- 6 mai : en France, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
- 8 juin : Amadou Toumani Touré devient président d | | |